Sun Chine

Regard critique d'une française expatriée en Chine Journal intime Exil Impressions

17 novembre 2007

JO de Pékin : l'impact internationalLA PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES : L'IMPACT INTERNATIONAL


Juste un an avant, j'avais déjà consacré un article sur les jeux olympiques de Pékin, aujourd'hui, je voudrais me pencher plus sur l'impact international de ces jeux.

Si cet évènement mondial sera sans doute l'occasion d'exploits sportifs, sur le plan politique et social, il a déjà un impact très important qui n'a pas échappé au gouvernement chinois lorsqu'il a poussé la ville de Pékin à se porter candidate. En laissant la Chine organiser cette fête sportive, les organisateurs du CIO lui ont accordé le droit de réintégrer dignement la scène internationale et d'effacer les images de Tian An Men véhiculées à travers le monde. En faisant cela, ils ont accompli un acte politique
très important et contestable, ils ont offert à la Chine la possibilité de réintégrer le cercle des nations "fréquentables" et d'entrer dans la danse des pays animés par l'esprit olympique où l'important ne serait pas, à en croire Pierre de Coubertin, de gagner mais de participer.
 
Pourtant, au-delà de l'envie de célébrer le sport et le partage, les jeux olympiques sont aussi l'occasion du plus grand étalage de nationalisme, de commerce et de politique au monde.
Pour la Chine, il s'agit de "valider sa puissance internationale et son influence" comme l'a affirmé LIU Qi, le chef du comité d'organisation chinois et membre du bureau politique du parti communiste au pouvoir et de prouver qu'elle est capable de réaliser un sans-faute dans l'organisation de cette compétition.
Pour les nations occidentales, c'est une opportunité pour elles d'entrer en Chine et de renforcer le commerce. Je me souviens d'ailleurs à l'annonce de la sélection de Pékin pour accueillir la 29ème olympiade du 8 au 24 août 2008 - après l'échec de 1992, encore trop proche de 1989 - Coca-Cola qui se positionnait déjà pour sponsoriser ces jeux. Les bulles lui montaient à la tête rien qu'en imaginant combien il pourrait gagner si chaque chinois, lors de ces jeux, achetait au moins une canette de coca....

Mais au-delà de cet engouement pour les jeux, certains, plus regardants sur la question des droits de l'homme sans doute, en appellent malgré tout au boycott.

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ou en profitent pour faire passer leurs revendications ou dénoncer certains actes

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La Chine, sachant qu'elle va retenir l'attention a donc beaucoup à perdre et à gagner de ces jeux. Voulant afficher un esprit d'ouverture au service de son nationalisme et de sa propagande politique, elle souhaite que la flamme olympique passe par le Tibet et Taiwan, comme pour témoigner au monde leur statut de région pour l'une et de province pour l'autre. Le gouvernement taiwanais ne s'y est pas trompé en refusant le passage sur son territoire de cette flamme qui risque de raviver le feu.

 

Pour rassurer et répondre à ces attaques,  la Chine a promis de faire des efforts sur le plan politique en garantissant plus de libertés à ces citoyens et aux médias. Elle mise aussi sur l'image qu'elle va renvoyer et a donc engagé une vaste campagne pour préparer sa population à la tenue de ces jeux (chauffeurs de taxi qui prennent des cours d'anglais, chinois qui apprennent à faire la queue, à ne pas cracher dans la rue sous peine d'amende...). Elle a placé ces jeux sous le signe de la protection de l'environnement - alors qu'on sait qu'aujourd'hui le pays est devenu le premier pollueur du monde - et entrepris de très vastes travaux d'aménagement de son territoire.

Difficile à l'heure actuelle de juger de l'impact de ces jeux aussi bien sur le plan international que sur le plan national. L'enthousiasme pour ces jeux ou au contraire leur boycott cachent des réalités très diverses.

 

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10 novembre 2007

Economie : Le palmares des 50 premières marques de Chine

LE PALMARES DES 50 PREMIERES MARQUES DE CHINE

Le site Huna report a publié le palmarès des 50 premières marques chinoises pour l'année 2007.mostvaluablechinesebrands_2007.gif

 

  Avec une valeur de 284 milliars de yuans (soit environ 28,4 milliards d'euros), c'est China mobile qui arrive en tête, suivi par ICBC, Bank of China, China construction Bank et China Life.

En termes de secteurs, les services financiers arrivent donc en tête de liste (12), suivi par les télécommunications (6), les produits d'électronique grand public (6) et les boissons (5).

Depuis l'ouverture de la Chine en 1978 et la loi sur les banques commerciales de 1994 qui a mis en place 3 « policy banks » (China Development Bank, Export-Import Bank of China et Agricultural Development Bank of China) censées prendre dans leur domaine de compétence les prêts de développement sans impératif de rentabilité pour laisser aux quatre institutions préexistantes, renommées à cet effet « commercial banks », le soin d’exercer leur activité selon les règles du marché, le secteur bancaire chinois a en effet connu un essor considérable.

Il en est de même pour le secteur des télécommunications (en 2007, un demi milliard de mobiles auraient été fabriqués) qui connaît une croissance phénoménale.

Parmi les 50 marques du palmarès, 21 sont des marques d'entreprises privées, non soutenues par l'aide gouvernementale.

Toutes les marques qui ont été évaluées par Hurun Report appartiennent à des entreprises continentales de Chine qui s'adressent directement aux consommateurs. L'évaluation a été synthétisée avec des données économiques et un sondage par questionnaire.

Marques_1
Marques_2

Sources : Hurun Report ; l'Atelier Asie de la BNP


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